Quel sponsor maillot pour les Girondins de Bordeaux ?

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Bien que les hommes de Jocelyn Gourvennec peuvent se targuer de réaliser sur le terrain un début de saison plutôt prometteur, le FC Girondins de Bordeaux reste, plus d’un mois après le début du championnat, le seul club de L1 à ne pas disposer de sponsor principal sur son maillot.

Leur précédent partenaire, le constructeur sud-coréen Kia, a en effet communiqué dès le début d’année 2016, son choix de ne pas reconduire, à l’issu de la saison 2015-2016, leur partenariat débuté en 2006. Depuis cette annonce près de 9 mois se sont écoulés et aucun accord n’a été signé avec une quelconque nouvelle structure.

Pour la 5ème journée de championnat, c’est donc le Chat de Philippe Geluck qui a gracieusement pris place sur leur maillot afin de soutenir le programme «Mon Cartable Connecté», kit informatique permettant aux enfants hospitalisés de suivre leurs cours scolaires en direct.

Juste avant le début de la saison, le président bordelais, Jean Louis Triaud, avançait différentes raisons pour expliquer son incapacité à trouver un nouveau sponsor dans les colonnes de Sud-Ouest : «La première est qu’on est peut-être un peu exigeant, à juste titre, (…) le partenariat formidable que l’on a eu pendant des années avec Kia se révèle être un léger handicap momentané au terme de ce contrat» étant donné que Bordeaux «est peut-être un peu trop marqué dans l’esprit des gens par ce partenariat donc il faut un peu de temps».

Enfin, le calendrier est lui aussi cause de ce retard selon le président. Il rappelle que «tout ce qui concerne les budgets communication dans les entreprises sont des décisions prises dans les budgets civils, à partir du mois de janvier, pas en plein été».

Si on se place à l’échelle européenne, Le FC Girondin de Bordeaux est loin d’être le 1er club de ce statut a rencontré ce genre de difficultés. Ces dernières années la Fiorentina, l’AS Roma, Cologne, Mayence le Bétis Balompié, Valence, Porto, le Dynamo de Kiev, ou encore le Maccabi Tel Aviv ont rencontré, à des degrés différents, des ennuis avant de signer ce fameux contrat.

On constate que l’ensemble de ces clubs ont en commun le fait d’être habitués à jouer le haut de classement de leur championnat respectif sans pour autant le dominer. Ils disputent, dès lors, davantage l’Europa League que La Ligue des Champions et sont donc exclus de l’attractivité, sans commune mesure, que La Coupe aux grandes Oreilles peut engendrer.

Alors que les revenus sponsoring s’accroissent dans les championnats du Big 5 de façon très significative, force est de constater que cette croissance n’est finalement créée et soutenue que par un faible nombre de clubs, pour la plupart membre du Top15 européen. Dans ce contexte « oligopolistique » l’écart existant entre ces gros clubs et leurs challengers est bien parti pour s’accentuer. Pour générer du revenu issu du sponsoring il est en effet important d’être performant sportivement, et pour cela il est appréciable d’avoir les moyens financiers d’attirer les meilleurs joueurs…

Pour revenir à Bordeaux il faut savoir que l’ancien champion de France 2009, était le 6ème club français en terme de revenu issu du sponsoring / publicité en 2014-2015 avec près de 9 millions d’euros (dont environ 1/3 était issu de son partenariat avec Kia).

Le 5ème était lui, comme vous pouvez le constater dans le tableau ci-dessous, l’ancien champion de France 2011, le LOSC.

 

Et le club nordiste semble lui aussi s’être fait à l’idée de ce contexte compliqué. Son président, Michel Seydoux, concédait ainsi, à la fin du mois d’août dans les colonnes de La Voix du Nord, que le LOSC s’apprêtait, sur cette saison 2016-2017 a engranger des recettes inférieures en sponsoring par rapport aux dernières saisons.

Si l’impasse dans laquelle se retrouve les bordelais est donc en partie, le reflet d’une situation macroéconomique tendue pour les clubs de son envergure, ses difficultés à faire valoir son attractivité auprès des marques sont également dus au terne spectacle proposé sur les terrains ses dernières saisons. Incarnant à lui seul toutes les tares d’une L1 ennuyeuse et maladroite, le club a été médiatiquement attaqué et moqué à de maintes reprises ces dernières années. Et parmi les détracteurs on pouvait retrouver les très influents Christophe Dugarry ou Pierre Ménès.

Par ailleurs, la ferveur très relative de son public ne peut, là aussi, être présentée, comme un argument commercial par les dirigeants Bordelais. Le tout nouveau stade MatMut Atlantique a enregistré, la saison dernière, le 3ème plus faible taux de remplissage de toute la Ligue 1. Seuls Monaco et Montpellier sont parvenus à faire pire.

Certes la quiétude dégagée par le public bordelais peut avoir un côté rassurant pour une marque qui souhaiterait associer son image à un club. Toutefois, le manque d’engagement des fans annihile les effets de leviers attendus sur le développement en terme de notoriété d’une marque s’étant engagée dans du sponsoring sportif. 

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Les rares fois où les fans bordelais font le buzz ça donne ça…(annonce datant du 23/10/2015)

D’ailleurs bien que l’été fut plutôt chaud du côté du château Haillan, avec des actualités fortes comme la signature de Jérémy Ménez, son arrachage d’oreille au cours de son 1er match amical, les matchs spectaculaires de l’équipe ou encore avec le retour en grâce de Cédric Carrasso en tant que gardien titulaire, l’emballement des fans sur les médias sociaux est resté modeste.

Pour preuve, parmi les 6 clubs de L1 se rapprochant le plus de ses caractéristiques en terme de potentiel commercial, les fans Facebook du FC Girondins de Bordeaux n’ont enregistré que le 3ème taux d’engagement, (par engagement, le réseau social Facebook définit toute interaction d’un fan avec la publication d’une page. C’est donc la somme des Likes, Partages et autres commentaires divisée par le nombre de fans total de la communauté). Et se trouve par exemple décroché de l’OGC Nice, dont la signature de Mario Balotelli a affolé la toile.

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Sur données du 01/06/2016 au 13/09/2016

Cependant le projet de jeu impulsé par Jocelyn Gourvennec, ancien meneur de jeu, semble aujourd’hui prendre le contre-pied de cette spirale négative.

Après la 4ème journée, avec une moyenne de 3,75 buts par rencontre c’est les matchs de Bordeaux qui ont généré le plus grand nombre de buts. Le Stade Matmut Atlantique se classe lui 4ème en terme d’affluences cumulées et 10ème en terme de remplissage.

À côté de cela, le FC Girondins de Bordeaux reste ce club à la grande histoire, étant implanté sur un territoire français riche et dynamique. Et, à contrario de son voisin toulousain, il ne subi pas le rayonnement d’un autre sport dont le club est sur le devant de la scène.

Si bien que sur une vingtaine d’indicateurs compilés, incluant les performances sportives, la fréquentation du stade, la taille de la communauté sur les réseaux sociaux ou encore le niveau de vie des habitants de la communauté de communes. Bordeaux serait actuellement, et ce depuis le début de la saison, la 4ème équipe de Ligue 1 la plus attractive pour une marque. Les 3 premiers étant, évidemment, le PSG, Lyon et Monaco, soit les 3 représentants français en Champions League. Petite précision, les coefficients appliqués pour obtenir ce classement n’engage, bien entendu, que notre rédaction.

D’ailleurs, si tu veux jeter un coup d’œil à ce classement, n’hésite pas à nous contacter 😉

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